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#HackingParis2024 : le développement des start-up grâce aux événements internationaux

27.03.2017

Jérémy Fain — Taig Khris — Armand Albergel — Bruno Marie-Rose — Pierre-Henri Deballon

La candidature de Paris pour les Jeux 2024 représente une formidable opportunité pour les entreprises françaises. A l’occasion d’un Workshop du Hacking de l’Hôtel de Ville 2017, différents acteurs sont venus partager leur expérience et témoigner de l’effet de levier des grands événements internationaux pour les start-up.

Ancien athlète multi-médaillé passé par de hautes fonctions de direction en entreprise, Bruno Marie-Rose venait au titre de président de la Ligue nationale d’athlétisme et ancien membre de l’organisation des championnats du monde d’athlétisme 2003. Autre sportif couvert de récompenses, Taig Khris intervenait à la fois en tant qu’athlète et entrepreneur, suite au lancement de sa start-up Onoff. Pierre-Henri Deballon, multi-diplômé passé par une année de Ligue 2 de handball et président de Weezevent, complétait cette table ronde en compagnie d’Armand Albergel, président d’Aria Technologies. Jérémy Fain, président de Verteego, se chargeant d’animer les débats assisté par l’application de sondage en direct Sli.do.

Leçon 1 : Exécuter à la perfection sur le plan opérationnel

Weezevent a participé à l’organisation de l’Euro 2016 en travaillant avec Sodexo dans la fan zone. Une expérience intense en raison de la jauge élevée (plus de 90 000 personnes) et de la multiplicité des interlocuteurs (préfecture, UEFA, régisseurs, etc.). Pour garantir le succès d’un tel événement, il faut une qualité opérationnelle parfaite, notamment en flux tendu. Pour cela, il faut donc éviter de sortir à peine de la phase de création et avoir déjà éprouvé son business model. Une fois prêt, il ne faut pas hésiter à rogner sa marge pour gagner le marché et à négocier une contre-partie en paiement upfront ou à la commande pour éviter les problèmes de trésorerie. Le poids médiatique de l’événement facilite ensuite l’internationalisation de la start-up.

Leçon 2 : Construire sa première référence

La première référence est la plus difficile pour une start-up mais la plus déterminante. Aria Technologies s’est ainsi fait connaître lors des jeux de Pékin en 2008, six ans après les premiers contacts. En amont, il convient de soigner les prescripteurs et ne négliger aucun détail dans la construction de sa réputation et la qualité de son produit. Les grands événements internationaux imposent un temps plus long que celui de la vie des start-up, où affaires et politiques sont intimement liés. Décrocher cette première référence accélère la croissance. Dans la foulée de Pékin, Aria Technologies a pu participer aux jeux du Commonwealth en 2010 puis aux jeux de Rio en 2016.

Leçon 3 : Créer une expérience inédite

Bruno Marie-Rose en est convaincu pour l’avoir vécu en tant qu’athlète puis en tant qu’organisateur. Chaque événement international majeur cherche à se différencier avec de nouvelles innovations et de nouveaux services. Les spectateurs veulent vivre une expérience inoubliable. Les start-up peuvent répondre à cette problématique avec une double proposition de valeur : la capacité à optimiser la solution jusqu’au lancement de l’événement et la volonté de faire vivre une expérience spectateur jamais vécue et créer l’événement le meilleur de l’histoire. Si la start-up ne se sent pas assez calibrée pour répondre à l’appel d’offres, Weezevent recommande de se positionner auprès des grands groupes qui décrochent les marchés afin de gérer, par exemple, les solutions technologiques et la sous-traitance.

Il faut penser à réinventer pour faire le meilleur événement possible — Jean-Louis Missika, Adjoint à la Maire de Paris. Hacking de l’Hôtel de Ville 2017.

Leçon 4 : Réinventer le quotidien

Les sportis parcourent le monde et vivent des événements sportifs toute l’année. Taig Khris confie avoir constaté de nombreux problèmes que la technologie pourrait changer facilement. Il mise également sur la 3D et des technologies de plus en plus liés au marketing, par exemple pour vivre un match filmé au milieu des joueurs. Bruno Marie-Rose partage, lui, son enthousiasme pour le futur de la télévision dans le stade et chez soi. Et imagine des applications permettant de révolutionner les usages et rendre le spectateur acteur (revenir en arrière dans le stade ou s’immerger dans l’ambiance depuis son salon).

Ces différents témoignages démontrent qu’une start-up bien préparée peut participer aux plus grands événements internationaux culturels et sportifs. Ils débloquent des fonds et des opportunités, accélérant la croissance et le rayonnement international. Bonne nouvelle pour les start-up présentes en France, Paris est candidat aux jeux 2024.

Article rédigé par Laurent Maurice, élève du MBA DMB de l'EFAP Paris, aussi disponible sur https://medium.com/en-reportage-au-hacking-de-lh%C3%B4tel-de-ville-2017/hacking-de-lh%C3%B4tel-de-ville-2017-le-d%C3%A9veloppement-des-startups-gr%C3%A2ce-aux-%C3%A9v%C3%A9nements-94f2dfededb6#.w53ccb99y 

Et pour revivre l'intégralité du Hacking de l'Hôtel de Ville 2017, c'est par ici !